
The cattle raiders leave us no choice: New transhumance in the Mahafaly Plateau region in Madagascar
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Titre
The cattle raiders leave us no choice: New transhumance in the Mahafaly Plateau region in Madagascar
Créateur
Goetter, Johanna F.
Date
2016
2016
Type
journalArticle
Zotero
DOI
10.4314/mcd.v11i1.3
ISSN
1662-2510
Abstract Note
This article reports findings from a qualitative case study on the recent development of a pastoral transhumance movement in the Mahafaly Plateau region in Madagascar. Interviews with pastoralists from 26 villages are analyzed within a framework of contemporary new institutional economics to investigate pastoral mobility, as a response to the Madagascar-wide problem of cattle raiders ( dahalo ). The conditions for the new movement are compared to a traditional transhumance movement comprising the same actors but in reverse geographical direction. Contrary to many previous studies from Madagascar, the results reveal that property rights regarding access to ancestral land are not a constraint to pastoral mobility. The new transhumance movement was enabled by pro-social norms of solidarity, guest rights and unconditional hospitality ( fihavanana ) shared by the pastoralists in the region. Additional vital elements are mental models of kinship ( raza, longo ) and the formal indigenous institution of trust creation by sincerity oaths ( titike, kine ). However, frequent cattle raids have led to social change and an environment of mistrust; placing social constraints on pastoral mobility. Hospitality and guest rights are increasingly bound to kinship relations, and the pastoralists’ interpretation of kinship has become narrower. These social constraints are far more relevant to the new movement than to the more institutionalized traditional transhumance. The findings illustrate how Madagascar’s cattle raiding problem has influenced the rural society’s social norms and mental models. The study highlights how supportive social norms and fitting shared mental models influence people’s capacity to adapt, especially in sociocultural settings ruled by informal indigenous institutions. RÉSUMÉ Dans une étude de cas qualitative, l’élaboration récente d’une transhumance pastorale à travers le plateau Mahafaly dans la région subaride du sud-ouest de Madagascar a été analysée. Des interviews ont été menées avec des bouviers de 26 villages de la région afin de comprendre comment cette nouvelle forme de transhumance est apparue et comment elle a été élaborée afin d’identifier les similarités et les différences par rapport à la transhumance traditionnelle qui reste d’actualité et suit la même direction mais en sens opposé. Les interviews ont abordé les expériences personnelles des bouviers sur la pratique de la nouvelle transhumance ou la transhumance traditionnelle ainsi que leur perception des menaces que représentent les voleurs de bétail ( dahalo , en dialecte régionale malaso ). Les avantages et les limites de la nouvelle transhumance ont également été globalement abordés. Les personnes résidentes de la zone littorale ont été interviewées pour comprendre comment elles percevaient la nouvelle transhumance et comment elles accueillaient les bouviers dans leurs villages. Contrairement à de nombreuses études menées à Madagascar, les résultats obtenus ici montrent que les droits de propriété portant sur l’accès aux terres ancestrales ne sont pas une contrainte pour les mouvements pastoraux. La nouvelle forme de transhumance est encore peu institutionnalisée mais favorisée par des normes pro-sociales de solidarité et d'hospitalité inconditionnelle ( fihavanana , en dialecte régionale filongoa ), de partage des ressources fourragères, de modèles mentaux de liens de parenté ( raza, longo ) et d’institutions autochtones formelles régissant les rapports de confiance mutuelle ( titike, kine ). Néanmoins, l’extension et une plus grande institutionnalisation de la nouvelle transhumance sont limitées par les modèles mentaux portant sur les droits des bouviers ainsi que par les changements sociaux induits par la forte croissance des vols de bétail, de sorte les institutions qui régulent la mobilité des bouviers sont affaiblies. L’hospitalité et les droits minimums sont de plus en plus limités aux relations filiales, et leur interprétation en ce qui concerne les bouviers a été bien réduite avec un accueil refroidi en ce qui concerne les bouviers allochtones, plus particulièrement sur la nouvelle transhumance. Cette étude montre comment les problèmes de transhumance du bétail ont influencé les normes sociales et les modèles mentaux des sociétés rurales. Elle a révélé la manière avec laquelle des normes sociales et des modèles mentaux spécifiques influencent la capacité d’adaptation des gens, plus particulièrement dans des milieux socio-culturels gouvernés par des institutions locales informelles.
Issue
1
Volume
11
Collection
Citation
Goetter, Johanna F., “The cattle raiders leave us no choice: New transhumance in the Mahafaly Plateau region in Madagascar,” École Supérieure de Théologie et d'Études Religieuses, consulté le 3 avril 2025, https://libnum.esther-edu.mg/items/show/9502.